Ce qui ressort de la plume de l’éditeur...
Avant tout, nous estimons qu’il est de notre devoir d’adresser nos remerciements et notre respect à tous nos vétérinaires, pour leur contribution et leur travail directs en faveur de la santé animale et indirects en faveur de la santé humaine.
L’interaction indéfectible entre la santé humaine, animale et environnementale est désormais trop évidente pour être ignorée. Le fait que 70 % des nouvelles maladies soient d’origine animale prouve à quel point cette approche est pertinente et nécessaire. Sur le terrain, les vétérinaires ne s’occupent pas seulement du traitement des animaux ; le contrôle des maladies zoonotiques, la sécurité alimentaire, la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ainsi que de nombreux autres domaines qui concernent directement la santé humaine font également partie de leurs missions. Cette définition pluridimensionnelle de leurs fonctions montre clairement qu’ils sont des acteurs indispensables du système de santé publique.
Le « Rapport sur l’état de la santé animale dans le monde 2025 » publié par la WOAH n’est pas seulement une évaluation technique, mais aussi un puissant appel à l’action politique. Dans ce cadre, les recommandations politiques qui se dégagent peuvent être énumérées comme suit :
Les investissements publics destinés aux services vétérinaires doivent être augmentés. Les programmes de vaccination, les infrastructures de laboratoire et les services sur le terrain doivent être renforcés d’urgence.
Les données nationales sur la santé animale doivent être recueillies de manière fiable, suivies au moyen de systèmes numériques et partagées de manière transparente avec les organisations internationales.
La participation effective des vétérinaires aux processus décisionnels doit être assurée ; en particulier, leur prise de rôle plus actif dans les administrations locales et les programmes de santé publique doit être encouragée.
L’approche « Une seule santé » doit être concrétisée au niveau de la législation et des structures institutionnelles ; une coordination globale doit être assurée entre les politiques de santé, d’environnement et d’agriculture.
La sensibilisation à l’importance de la santé animale doit être développée au sein de la société ; les médias, la société civile et le système éducatif doivent se voir confier un rôle actif à cet égard.
Investir dans la santé animale ne signifie pas seulement renforcer le secteur de l’élevage ; cela signifie aussi garantir la sécurité alimentaire, prévenir de nouvelles épidémies et bâtir un avenir beaucoup plus sain. Ce premier rapport mondial exhaustif de l’Organisation mondiale de la santé animale montre clairement pourquoi la santé animale est une préoccupation commune à l’ensemble de la société.
Source : https://www.vhsd.org.tr/2025/05/26/dunya-hayvan-sagligi-2025-raporu-isiginda-veteriner-hekimlik-ve-tek-saglik-yaklasimi/
Préface ; nous avons commencé par nous demander quel type de matériel aurait été préparé si une brochure consacrée à la santé animale avait été réalisée, en nous plaçant du point de vue de l’éditeur, puis nous avons voulu plonger un peu plus profondément, jusqu’aux tout débuts de l’histoire de l’humanité, et jeter brièvement un regard sur les temps anciens où les êtres vivants ont commencé à vivre sur notre planète. Car nous croyons qu’il nous faut constamment nous rappeler que nous leur devons, en quelque sorte, le développement de l’histoire de notre civilisation. Guidés par cette conviction, nous avons fait une place, dans notre gamme de production, à nos produits destinés à protéger et à améliorer leur santé.
Allons ensemble, un peu, dans les temps anciens. Et essayons de comprendre l’arrivée dans nos vies et l’importance de nos chers amis, aujourd’hui partie intégrante de notre famille.
Les premiers humains :
Il y a 55 millions d’années, les premiers primates,
Il y a 5 millions d’années, les premiers hominines,
Il y a 2 millions d’années, les premiers humains.
Période paléolithique :C’est une période qui a commencé il y a 2.5 millions d’années et s’est poursuivie jusqu’à la 4e période (Chalcolithique).
À cette époque, on pratiquait la chasse et la cueillette et l’on menait une vie nomade. C’est la période où les premiers outils en pierre ont été fabriqués. Ils ont naturellement séjourné dans les grottes qu’ils rencontraient.
Lorsque les ressources alimentaires étaient épuisées, ils migraient vers de nouveaux endroits. Cette période a pris fin avec l’apparition des premiers lieux d’habitation (épipaléolithiques).
Naissance de l’art : il s’agit de figures animales apparues il y a 35 000 ans dans des grottes d’Europe, d’Afrique et d’Australie.
Période mésolithique (épipaléolithique) (12 000 – 10 000) :
On est passé des lieux d’habitation temporaires aux lieux d’habitation permanents. Alors qu’il était encore présent en Europe jusqu’aux environs de 3000 av. J.-C., il a été abandonné au Moyen-Orient il y a 10 000 ans, avec le passage à la période néolithique.
La caractéristique la plus importante de cette période est aussi la phase natoufienne. C’est une phase propre aux communautés qui ont vécu il y a 12 000 mille ans. Durant la période natoufienne, les premiers lieux d’habitation standardisés sont apparus. Ils pouvaient accueillir environ 200 – 300 personnes. Et leurs morts étaient enterrés sous les lieux d’habitation.
Le chien a été le premier animal domestiqué durant cette période.
Période néolithique (10 000 – 7 000) :
On l’appelle aussi l’âge de la pierre polie. On est passé à l’agriculture, les animaux ont été domestiqués. La fabrication de poteries a commencé pour la première fois. La région où l’agriculture a commencé est la région du Moyen-Orient appelée le Croissant fertile. Il a été établi que le blé a été découvert pour la première fois au Karacadağ, entre Diyarbakır et Urfa. Entre-temps, l’agriculture se poursuit également en Asie du Sud-Est et en Amérique.
L’orge et le blé sont apparus au Moyen-Orient, le maïs en Amérique et le riz en Asie du Sud-Est. Cela remonte à 10 000 ans au Moyen-Orient, à 8000 ans en Asie du Sud-Est et à 5000 ans en Amérique centrale.
À l’époque néolithique, la production a pris de l’importance. La production de nourriture et de boissons a augmenté. À cette époque, les chèvres, les moutons et les porcs ont été domestiqués à des fins alimentaires. Les chèvres et les porcs ont été domestiqués en Afrique, les lamas en Amérique et les porcs en Asie de l’Est. Les chevaux, les chameaux et les volailles ont été domestiqués plus tard.
Évolution historique des animaux domestiques :
Examinons brièvement le processus de domestication des animaux, l’une des transformations culturelles et économiques les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Sur la base des découvertes en archéozoologie, en génétique et en anthropologie, il a été établi que la domestication s’est développée en plusieurs étapes et de différentes manières selon les régions. Si nous examinons le processus historique dans l’ordre chronologique, en commençant par les premières espèces domestiquées, les contributions de chaque espèce à l’histoire de l’humanité sont indéniables.
La domestication des animaux a joué un rôle déterminant dans les transformations socio-économiques de l’histoire de l’humanité. Lors du passage du mode de vie de chasseurs-cueilleurs à l’agriculture, les animaux domestiqués ont été utilisés à la fois comme source de nourriture et comme force de travail, posant ainsi les fondements de la vie sédentaire.
Nous avons souhaité présenter les explications ci-dessus sous forme de tableau ci-dessous.

Et Commençons par les premiers animaux domestiqués..
1. Chien (Canis lupus familiaris)
La domestication des chiens a commencé il y a environ 15 000 à 30 000 ans. Elle est probablement apparue en Eurasie. Les chiens ont été domestiqués à la suite d’une « relation de bénéfice mutuel » qui a commencé lorsque les loups rôdaient autour des campements humains, se nourrissaient des déchets et, avec le temps, se rapprochaient des humains. On pense que les loups qui s’approchaient des établissements humains ont progressivement subi des changements comportementaux. Au début, ils étaient utilisés pour la protection, pour aider à la chasse et pour avertir des dangers.
2. Chat (Feliscatus)
Ils ont été domestiqués il y a environ 9 500 ans à Chypre et au Proche-Orient. Avec la maîtrise de l’agriculture et le contrôle des rongeurs dans les greniers à céréales de plus en plus nombreux, ils sont devenus une espèce stratégique dans les sociétés agricoles.
3. Chevaux (Equuscaballus)
Ils ont été domestiqués en Asie centrale il y a 5 500 ans par la culture de Botai, au Kazakhstan. Les recherches montrent que les chevaux étaient utilisés à la fois comme montures et pour la production de lait. Ils sont devenus les animaux les plus importants pour déterminer la puissance militaire et commerciale des civilisations. Ils ont révolutionné la guerre, les transports et le commerce.
4. Mouton (Ovisaries)
Il y a environ 11 000 ans, il a été domestiqué en Anatolie du Sud-Est et en Mésopotamie. Ce sont les premiers animaux d’élevage à fournir aux humains de la laine, de la viande et du cuir. La domestication du mouton a accéléré le développement de la culture vestimentaire et du tissage. La production de laine a créé une révolution économique dans l’histoire de l’humanité.
5. Chèvre (Caprahircus)
Elle a été domestiquée il y a environ 10 500 ans dans les monts Zagros, en Iran. En raison de leur robustesse, de leur capacité à s’adapter aux pentes abruptes et de leur lait et de leur viande, les chèvres étaient privilégiées par les communautés nomades.
Les chèvres domestiquées dans les monts Zagros sont devenues une espèce essentielle dans les cultures nomades grâce à leur robustesse.
6. Porc (Sus scrofadomesticus)
Il a été domestiqué indépendamment, il y a environ 10 500 ans, à la même époque, en Anatolie, en Chine et en Europe occidentale. En raison de leur reproduction rapide et de leur capacité à se nourrir partout, les porcs sont devenus une source importante de nourriture dans les sociétés agricoles.
7. Bovin (Bos taurus)
Il a été domestiqué il y a environ 10 000 ans en Anatolie et en Mésopotamie. Son utilisation comme force de travail dans l’agriculture a été importante dans le passage à la vie sédentaire. Avec le développement de l’agriculture, il a acquis une grande importance pour la traction, le lait et le cuir. Il est devenu l’une des espèces les plus essentielles au passage à la vie sédentaire.
8. Poule (Gallusdomesticus)
Elle a été domestiquée il y a environ 7 000–8 000 ans en Asie du Sud-Est à partir du coq bankiva. Plus tard, elle s’est répandue en Chine, en Inde et au Moyen-Orient. Grâce à sa production de viande et d’œufs, elle est devenue l’animal domestique le plus répandu au monde.
9. Chameau
Domestiqué il y a environ 3 000–4 000 ans en Arabie et en Asie centrale, il est la pierre angulaire du commerce dans le désert.
Les dates des premières domestications sont résumées ci-dessous:
Animal Espèce | Date (il y a des années) | Région |
Chien | 15.000–30.000 | Eurasie |
Mouton | 11.000 | Anatolie – Mésopotamie |
Chèvre | 10.500 | Zagros |
Porc | 10.500 | Anatolie – Chine – Europe |
Bovin | 10.000 | Mésopotamie |
Chat | 9.500 | Proche-Orient |
Poulet | 7.000–8.000 | Asie du Sud-Est |
Cheval | 5.500 | Asie centrale |
Chameau | 4.000 | Arabie – Asie centrale |
La domestication des animaux est l’un des tournants les plus fondamentaux de l’histoire de l’humanité. Ce processus a ouvert la voie au développement de l’agriculture, à la formation de sociétés complexes et au progrès technologique.
Lorsque nous examinons le processus historique, presque toutes les preuves concernant l’origine de l’humanité montrent que Homo sapiens est venu d’Afrique. L’ADN de tous les humains vivants remonte à ce continent, et les fossiles les plus anciens de notre espèce y ont également été découverts. Pendant longtemps, on a pensé que notre espèce était née d’une seule population d’Afrique australe ou orientale, puis s’était répandue sur le continent. C’est pourquoi les régions où les animaux ont été domestiqués pour la première fois désignent naturellement la région de Mésopotamie.
Après avoir brièvement rappelé le processus historique, examinons la situation actuelle des populations animales en Turquie et dans le monde.



À l’échelle mondiale, on compte environ 1,1 million de vétérinaires. Ce chiffre repose sur les données mondiales les plus récentes publiées par l’Organisation mondiale de la santé animale (WOAH) . Les données ont été compilées à partir des déclarations nationales de 2019. On sait que si l’on ajoute à ce chiffre le personnel auxiliaire de santé vétérinaire, les paraprofessionnels et certains agents de santé animale communautaire, il couvre 2,2 millions de travailleurs.

La raison pour laquelle nous donnons des chiffres approximatifs sur la population humaine et la population animale dans notre monde est la suivante ;
Pour un avenir durable ;des animaux plus sains, des êtres humains plus sains..
